Malgré ses déboires aux élections parlementaires et présidentielles de 1997 et 2002, il s’est peu à peu imposé comme un des personnages centraux de la vie politique kényane. Député depuis 2001, vice-premier ministre depuis 2008, Uhuru Kenyatta détient également le portefeuille des finances entre 2008 et 2012. Et il espère toujours marcher dans les pas de son père en briguant une nouvelle fois la présidence aux élections générales, prévues en mars 2013 et en vue desquelles il a pris la tête d’un nouveau parti politique, The National Alliance.

Toutefois, l'ambition politique d’Uhuru Kenyatta risque d’être entravée du fait de son inculpation par la Cour pénale internationale (CPI) pour son implication dans les violences postélectorales de fin 2007 et début 2008. Cette mise en cause par la CPI l'a déjà contraint à démissionner de son poste de ministre des finances en janvier 2012. Son procès, prévu à La Haye en avril 2013, entre les deux éventuels tours du scrutin présidentiel, pourrait hypothéquer ses prétentions à la fonction suprême.

D'autant qu'il s'est adjoint comme colistier William Ruto, lui aussi inculpé par la CPI. Néanmoins, ce tandem était donné fin 2012 comme le plus sérieux challenger du duo de tête pour la présidentielle constitué par le premier ministre Raila Odinga et le vice-président Kalonzo Musyoka.

Quoi qu'il en soit, sa fortune familiale, ses nombreux appuis politiques et l’aura dont jouit encore l’image de son père lui assureront toujours une forte influence au Kenya, principalement au sein de sa communauté kikuyu.

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