Conçu pour mettre fin aux embarrassantes pénuries d'essence qui paralysent le deuxième producteur d'Afrique, le mégaprojet de la raffinerie de Cabinda, en Angola, a attiré tous les opérateurs de la planète, alléchés par les garanties financières et pétrolières offertes par le président João Lourenço. Une ruée qui a rapidement viré à la foire d'empoigne et risque aujourd'hui d'éclabousser la société d'Etat angolaise Sonangol et son homologue libyenne Tamoil.
Après avoir mobilisé pendant plus d'un an ingénieurs, traders et banquiers, le pharaonique projet de raffinerie voulu par le président João Lourenço dans la plaine de Malembo, au Cabinda, fait désormais travailler les avocats londoniens. United Shine, le véhicule hongkongais qui a remporté en 2018 l'appel d'offres international pour ce programme, a été écarté au dernier moment et s'apprête à lancer avant la fin de l'année un arbitrage contre l'Etat angolais à Londres. Après avoir signé avec United