L'unification des deux banques centrales libyennes (BCL) est une priorité de Washington, qui met tout en œuvre depuis septembre pour écarter le puissant gouverneur de la BCL de Tripoli, Al Seddik Omar al-Kabir. Mais c'est sans compter sur les appuis à Doha et Ankara du grand argentier, qui s'accroche à son poste depuis la fin de son mandat en 2014.
Epaulé par le Qatar et la Turquie, le gouverneur de la Banque centrale de Libye (BCL) de Tripoli Al Seddik Omar al-Kabir, 68 ans, a su se rendre incontournable. Son institution est le poumon financier du pays. Triplement stratégique, la Banque centrale réceptionne et redistribue les recettes pétrolières de la National Oil Corporation (NOC), valide les lettres de crédit, nécessaires aux importations, et gère les réserves de devises étrangères. Mais l'omniprésence du grand argentier, dont le mandat