La publication, le mois dernier, du compte rendu de l'audit annuel que mènent les équipes du Fonds monétaire international (FMI) sur l'économie tunisienne a électrisé le palais de Carthage : dans une langue inhabituellement franche, les économistes de l'institution pointaient le "ralentissement économique le plus prononcé depuis que le pays est devenu indépendant", une contraction du PIB de 8,2 % et une dette extérieure atteignant désormais 95 % de ce même PIB, soit 10 points de plus qu'en 2017.