Contesté à domicile, le savoir-faire électoral russe est devenu un produit d'exportation, notamment en Afrique. Sondeurs, consultants et analystes russes font le siège des présidences africaines pour vendre des sondages et des techniques de surveillance de scrutin présentés comme des antidotes aux "ingérences occidentales".
Alors que la poussière retombe dans les quartiers olympiques de Sotchi, où s'est tenu le premier Forum Russie-Afrique, la Russie multiplie les vecteurs d'influence en Afrique. Outre les investissements miniers et les accords de défense, la Russie se développe dans un nouveau domaine, celui du conseil électoral. Depuis plusieurs mois, s'est mis en place un réseau de conseillers politiques qui, naviguant d'un pays à un autre, proposent leur expertise électorale aux gouvernements africains. Avides de