Dans son discours prononcé le 30 janvier à Mombasa, le président kenyan William Ruto a usé de la référence littéraire pour justifier les dernières hausses d'impôts et fustiger les nantis qui s'efforcent de ne pas en payer. "Ce pays n'est pas La Ferme des animaux, où certains sont plus égaux que d'autres." En cette période de manifestations contre la vie chère, le chef de l'Etat s'attaque en réalité à deux anciennes familles présidentielles : les Kenyatta et les Moi. Sans les nommer, il les a mis