Dernier homme d'affaires français à avoir fait fortune en Afrique, Vincent Miclet continue, quinze ans après avoir quitté l'Angola qui l'a rendu riche, à capitaliser sur l'aura de magnificence qu'il s'est toujours ingénié à entretenir. Mais ce nuage doré cache une situation de plus en plus contrastée : n'ayant jamais réussi à reproduire ses succès angolais, Miclet a, ces derniers mois, été obligé à se séparer de nombreux actifs dans l'immobilier, l'aviation et le pétrole.
Dans le village franco-africain, c'est la fortune la plus visible. Un éclat soigneusement entretenu à coup de Rolls-Royce immatriculée "VM" garée en double file avenue Montaigne, de photos de son somptueux "Domaine du cheval d'or" marocain distillées sur Instagram, et d'admonestations bruyamment lancées au personnel dans les lobbys des palaces africains. Acquise dans les années 90 et 2000, dans l'ombre de l'ancien chef de la Casa Militar angolaise, le tout-puissant général Manuel Hélder Vieira Dias