Il est midi à Défalé. Un mini-bus cahote sur les chemins de ce village bordant la nationale 1, au nord-est du Togo. Le Toyota Coaster marque l'arrêt devant l'Hôtel Défalé, où l'attendent une quinzaine de militaires à l'ombre d'un soleil au zénith. Une scène qui se répète chaque jour, depuis des mois.
Ces soldats vêtus de treillis, dont certains arborent des écussons des Forces armées maliennes (FAMa), sont des instructeurs et techniciens de l'armée russe. Ils montent à bord de la navette qui les


