Accoudée au bar d'un hôtel parisien, Olivia Rouamba ne quitte pas son smartphone des yeux en cette matinée du 30 septembre 2022. A 5 000 km de là, le Burkina Faso, dont elle est toujours la ministre des affaires étrangères officielle, est en train de subir un second coup d'Etat en l'espace de huit mois. La quinquagénaire, qui revient tout juste de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, attend avec fébrilité de savoir si elle va être maintenue à son poste. Elle fait part de son inquiétude

