Dans le même temps, de nombreux contrats de sous-traitance sont passés des mains d'entrepreneurs de la tribu de l'ancien président Maaouiya Ould Taya, les Smassides, comme les groupes MAOA ou AON par exemple, aux mains d'Oulad Bousbah, comme la famille Azizi. Résultat : dans les services miniers, des hommes d'affaires écartés des contrats dénoncent l'irrésistible ascension de personnalités proches du président.

Dans ce contexte, le ministère du pétrole, de l'énergie et des mines, piloté par Taleb Ould Abdi Vall, un membre de l'influente tribu Idawali, apolitique, apparaît comme un îlot de neutralité. Professionnel, Ould Abdivall s'est construit son propre réseau de conseillers, souvent issus, comme lui, de l'université de Nancy.